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KARL RAHNER

Thomas d’Aquin
Hommage sous forme d’avertissement
Disons d'emblée de quoi il retourne ici, afin que chacun sache où il en est. Il s'agit d'un avertissement : n'écartons pas Thomas d'Aquin de la théologie catholique actuelle. Depuis Léon XIII, il régnait en maître sur la théologie catholique. Il était le doctor angelicus et communis (1). Le droit canon prescrivait que la théologie doit être enseignée et pratiquée ad mentem de Thomas d'Aquin (2). Le concile Vatican II parlait déjà plus discrètement, et pourtant mentionnait Thomas lorsqu'il s'agissait des études ecclésiastiques (3). Ces dernières années, on a encore vu paraître de sérieux ouvrages consacrés à sa théologie: des ouvrages qui ne comptent pas simplement parmi ces thèses de doctorat dans lesquelles on accumule des réminiscences historiques sans perspectives d'avenir. Récemment un Congrès thomiste (4) tenu à Rome s'ajouta aux nombreux Congrès déjà réunis. Mais en général, le silence s'épaissit autour de Thomas. Il suffit de consulter les catalogues des nouveautés en théologie pour voir combien Thomas est retombé au nombre des théologiens que, pour paraître savant, on cite de temps à autre. Est- ce bien, faut-il en rester là ? Telle est la question.

Avant qu'on ne réponde par non à cette question, une remarque préalable s'impose. Il n'y a pas si longtemps Thomas pouvait avoir directement rang de Maître dans les écoles de théologie ; la " Somme " pouvait servir de manuel ; le professeur pouvait la commenter et il avait alors dit ce qu'il avait à dire comme professeur de théologie. Cela se passait-il partout ainsi ? C'est une autre question. Ce pouvait être ainsi, c'était souvent ainsi, c'était ainsi avec l'autorisation et la recommandation de l'institution ecclésiale, ce pouvait être salutaire. Une autre question est de savoir s'il eût été bon que cela change plus tôt ; cette question ne nous préoccupe pas ici. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et ce ne doit plus se pratiquer ainsi. Thomas, Maître immédiat de l'Ecole, est devenu dans l'école elle- même un Père de l'Eglise lointain. Or, cela est un fait acquis. Une restauration du thomisme scolastique et de la relation immédiate et presque naïve à Thomas qui le sous-tend, comme s'il était un contemporain, serait un crime contre l'Eglise et contre les hommes d'aujourd'hui. L'ancien Maître direct est devenu un Père de l'Eglise, une autorité qui, fût-ce d'une manière très précise et unique, intéressante à étudier, a la dimension des grands philosophes, tels Platon et Aristote, et la carrure des grands théologiens, tels Augustin et Origène, et qui pourtant est plus difficile à pénétrer, plus secret. Cela est inévitable. Car 700 ans d'histoire spirituelle et culturelle nous séparent de lui. On ne peut donc pas simplement gommer ce qui s'étale entre lui et nous. Pas même en théologie. Les méthodes didactiques et l'organisation du savoir tels qu'ils sont prévus, pour la théologie, par Vatican II, ne reconnaissent plus un Thomas dont l'œuvre serait tout bonnement le manuel par excellence.

Mais si les choses sont ainsi, cela ne justifie de loin pas que l'on oublie peu ou prou Thomas et qu'on n'en fasse plus que le sujet de dissertations théologiques. Il doit rester vivant dans la théologie actuelle, est serait-ce dans la fonction d'un Père de l'Eglise ; encore que, comparée avec celle des autres Pères de l'Eglise, sa fonction serait d'un genre particulier. La raison de cette nécessité ne réside pas seulement dans le fait que Thomas a initié un virage anthropocentrique qui depuis des siècles et aujourd'hui encore détermine notre vie intellectuelle ; et donc que celui qui veut revenir aux origines de sa propre situation ne peut pas passer à côté de Thomas. Mais il y a d'autres raisons plus simples, sur lesquelles Metz et d'autres auteurs nous ont rendu attentifs (5).

Il y a aussi dans les sciences humaines un " esprit du temps ", qui fait problème. Là aussi, et notamment en théologie, il doit y avoir une histoire et des changements. L'Evangile doit être toujours de nouveau annoncé à des hommes plongés dans une situation historique différente. De ce fait, la théologie se trouve constamment confrontée à de nouvelles tâches. Et comme les hommes et leur attention sont finis, les nouvelles tâches ne peuvent pas simplement s'ajouter à des tâches antérieures en les laissant en l'état. Les nouvelles tâches refoulent, qu'on le veuille ou non, les anciennes tâches, et les buts du passé sont inévitablement mis à l'arrière plan. Une théologie qui ne serait unilatérale d'aucune manière serait une mauvaise théologie. Toute recherche d'un équilibre dans un investissement diffus de l'attention et de la force de travail dans tous les buts et toutes les tâches imaginables, ne servirait jamais que de prétexte pour négliger des tâches qui viennent s'imposer, voire pour refuser des responsabilités nouvelles. Il n'y a donc pas lieu de critiquer une unilatéralité légitime, de s'insurger contre des mises d'accents affichées, même dans le travail théologique. Mais il y a aussi de fausses unilatéralités. Et l'une consisterait dans l'oubli de Thomas. Oublier Thomas par mode intellectuelle ne conduirait qu'à un obscurcissement et une restriction de cette mémoire dangereuse dont le représentant est précisément la théologie, et qui selon Metz est l'indispensable préalable pour une relation vraiment critique à l'égard des temps actuels et donc aussi de la théologie actuelle (6). C'est souvent le non-dit qui est en réalité ce qui a été insidieusement refoulé, ce à quoi on ne veut pas penser parce que cela vous remet en question. C'est donc à cela qu'il faut réfléchir lorsque la théologie fait silence autour de Thomas.

Plus exactement : Dans les sciences humaines, si ceux-ci doivent rester vivants, il faut avoir une relation non seulement avec la pensée mais également avec le penseur des temps passés. Dans les sciences naturelles, les anciens dans la recherche ne sont plus présents que par leurs bustes à l'entrée des laboratoires ou par le nom donnés à des lois ou des unités de mesures. Ça ne se passe ainsi dans les sciences humaines, car là le propos ne se résume pas dans l'énoncé pris en lui-même ; il faut suivre le procès de la pensée, par quoi on apprend plus que ce que dit la seule proposition qui en résulte et que l'on peut tranquillement emporter chez soi. Il faut toujours penser avec un penseur si l'on veut penser d'une manière authentique et originaire. Sur ce terrain, penser objectivement implique de penser personnellement avec, dans un dialogue sans cesse renouvelé avec les grands penseurs du passé, qui ne sont jamais tout à fait dépassés, car on ne peut jamais répondre à leurs questions comme si la question elle-même était dépassée et donc liquidée. C'est pourquoi, tout autre aspect mis à part, l'histoire de la philosophie et plus encore de la théologie est un moment intégrant de la philosophie et de la théologie, sans lequel ces sciences seraient livrées aux hasards de l'actualité et finalement vouées au dépérissement, et cela dès lors même qu'elles se considèrent comme modernes et actuelles au point d'imaginer pouvoir se passer du dialogue avec leur propre passé.

Thomas d'Aquin est l'un des grands théologiens avec qui une théologie d'aujourd'hui dans entretenir un authentique dialogue. Malgré les 700 ans qui nous en séparent. Il n'est certes pas le seul partenaire avec qui dialoguer. Il y en a d'autres. Mais j'entends que, aujourd'hui encore, Thomas est d'une manière singulière et unique un théologien avec qui nous ayons encore à nous entretenir. Je voudrais ne donner que quelques raisons de soutenir cette opinion. Thomas est d'abord un théologien - si l'on me permet une formule paradoxale - qui s'intéresse à ce qui est inintéressant sur le moment. Ce n'est pas un théologien qui serait essentiellement mû par une mode, par une monomanie qui éclaire autrement. Il s'intéresse avec une tranquille régularité à de nombreuses questions théologiques. Tout systématique qu'il soit, sa volonté de système n'écarte pas des questions et des connaissances qui ne s'imposeraient pas d'emblée en raison de leur problématique de départ ou de leur intérêt actuel. Pour son époque, Thomas a énormément lu, étudié, appris, et ce qu'il y a de commun, ce que d'autres avaient déjà dit, qui pourtant ne semble pas particulièrement important, l'intéresse autant que ce qu'il voit lui-même pour la première fois et retient systématiquement. Au point de ne jamais déclarer, ou au mieux d'indiquer indirectement, que ce qu'il exposait était proprement sa pensée.

Parmi les Pères de l'Eglise et parmi les théologiens de son époque, ou plus tardifs, il y en a sans doute peu dont la créativité géniale, les soudaines trouvailles, la passion d'une pensée provocatrice, seraient plus immédiatement remarqués que les siennes ; mais le théologien actuel pourrait apprendre de lui à penser loin avec le courage de l'humilité et de l'autocritique, à réfléchir amoureusement sur ce qui est apparemment inintéressant, inactuel ; à écouter les autres et à prendre au sérieux ceux qui ne propagent pas leurs idées sur la même longueur d'onde ; à vraiment prendre au sérieux le fait que c'est n'est qu'à partir de la mémoire des anciens que l'on peut être critique à l'égard de soi-même et ainsi véritablement moderne sans n'être que la mode des autres d'hier. C'est pourquoi son ton est modéré ; son style ne recherche pas les formules impressionnantes. Il ne croit pas nécessaire de grandir la grande chose dont il parle par des mots imposants. Il pense toujours à partir de l'ensemble et vers l'ensemble. Et puisqu'il ne veut pas impressionner, mais qu'il est lui-même impressionné par la chose, et parce qu'il médite et s'approprie la réalité alors même qu'il la transmet en parlant, s'est presque à lui-même qu'il parle, patient avec lui- même et avec la chose, loyal à l'égard de ses adversaires, pour autant qu'il en ait et qu'il puisse en avoir, vu l'envergure de son vaste esprit. Il est le systématicien qui soumet le cas singulier aux derniers principes clairement appréhendés, qui s'interroge sur l'essentiel, peu préoccupé des diversités colorées du monde concret. Mais comme il est préoccupé des choses réelles, le cas particulier n'est pas seulement l'occasion de déclamer des principes abstraits, mais est respecté même si, à première vue, il ne se laisse pas ranger sous les motifs directeurs de sa pensée. Dans cette sobriété objective se trahit ou se cache le respect et le désir de la lumière éternelle qui ne luit pas encore immédiatement, et la conscience que même en théologie toute connaissance n'est théologique que dans la mesure où la théologie demeure consciente de son caractère provisoire, même là où on ne le lui rappellent pas constamment des déclamations purement lyriques sur l'Incompréhensibilité, qui finalement est le seul objet du théologien.

Thomas est le mystique de l'adoration du mystère au-delà de toute dicibilité. Il n'est pas d'avis que la théologie, traitant de l'insaisissable mystère de Dieu, est en droit de parler d'une manière imprécise et vague. Mais il ne pense pas non plus que le langage précis de la théologie doive donner l'impression que l'on serait parvenu à capter le mystère de Dieu dans la subtile géométrie des concepts théologiques. Thomas sait, même s'il ne le répète pas à tout instant, que la plus haute précision et la sobre objectivité de la vraie théologie n'a qu'un seul but : projeter l'homme hors des clartés repérables de son existence dans le mystère de Dieu où il ne saisit plus mais est saisi, où il ne raisonne plus mais adore, où il ne domine plus mais est dominé. Le "adoro te devote latens deitas, quae sub his figuris vere latitas" ne doit pas être constamment considéré comme un pièce lyrique, mais bien comme le principe le plus intime de toute pensée et de toute connaissance théologiques. Comme ce sera ainsi pour toute l'éternité, et comme, même dans la vision face à face, ce qui sera contemplé, aimé, loué sera le mystère éternel qui en tant que tel demeure sans diminuer mais est d'autant moins intelligible et plus dévorant qu'il sera vu en lui-même et non plus deviné dans des signes et des paraboles, la théologie des pèlerins ne pourra pas être autre chose qu'une initiation à l'expérience du mystère, certes du mystère qui s'est rapproché. Que le paresseux, l'homme privé d'esprit et de cœur, ne vienne pas dire que n'est que paille ce que dit le théologien, comme Thomas l'a affectivement dit. Mais si un homme riche d'esprit et de cœur, doué d'ardeur et d'énergie, n'a pas ressenti, même en théologie, comme l'a ressentie Thomas, le douleur mortelle et vivifiante que tout ce que dit la théologie, mesuré à l'Indicible dont il s'occupe, n'est que "palea", de la paille, cet homme n'aura pas pratiqué la théologie à la suite de Thomas ; sa théologie sera peut-être intelligente mais ne sera pas une théologie spirituelle, pneumatique, ne sera pas une véritable théologie ; peut-être un thomisme historique mais pas une théologie thomasienne.

Bien sûr, on a toujours connu, à travers l'histoire, des formes de thomisme figé, dont l'intention était de maintenir Thomas en vie mais qui en même le discréditaient dans le monde ambiant. Mais c'est un sort qui ne lui était pas réservé. Le jansénisme du 17e siècle est un augustinisme figé, la philosophie de Wolff est une forme scolaire de la philosophie de Leibniz, etc. On n'a pas le droit de mesurer un grand philosophe ou un grand théologien à l'aune d'une petite école qui se réclame de lui, mais qui souvent ne reconnaît pas comme ses disciples ceux qui ne se laissent pas enfermer dans une telle école de peu d'envergure. Il ne faut pas de regarder un théologien comme Thomas uniquement à partir de Cajetan - qui a toute son importance - et encore moins à partir du thomisme d'un Billuart ou de théologiens de cet acabit ; il ne faut pas se laisser livrer la grandiose philosophie de Thomas dans les fûts desquels furent tirées, sous Pie X, les vingt thèses que la Congrégation romaine des études présenta en 1914 comme la philosophie de Thomas (7). Contre toutes ces formes d'un thomisme étroitement serré dans un système, il faut souligner que Thomas lui-même fut considéré à son époque comme progressiste par rapport à la philosophie et la théologie alors traditionnelles, voire comme révolutionnaire, alors même que Thomas ne proclama jamais en fanfare sa philosophie comme progressiste et révolutionnaire, mais disait tranquillement, objectivement, ce qu'il avait à dire, sans grandes menées partisanes.

Il ne faut pas non plus voir en Thomas, comme la fait Léon XIII, une mer dans laquelle viendraient se jeter tous les fleuves de la sagesse et de la connaissance, de sorte qu'il suffirait de puiser dans cette mer sans ne plus avoir besoin d'aucune autre source de connaissance et d'inspiration. Lui aussi est un enfant de son temps, et il n'a pas dit tout ce que nous avons aujourd'hui à interroger et à connaître. Mais il n'y a pas lieu, en ce qui concerne notre estimation chrétienne et théologique de ce que nous avons à reconnaître, à subir et à agir dans notre temps, de nous sentir éloignés de lui. L'organon philosophique de provenance grecque dont il se sert dans sa théologie relève certes d'un mode de pensée tributaire des objets et d'un monde d'objets antérieur à la révolution copernicienne de la philosophie, maintenant centrée sur le sujet et l'existence. La pensée de Thomas est peu explicitement tournée vers l'historicité de l'homme et de sa pensée, de même qu'elle a un rapport ingénu, presque naïf, à l'histoire. Et pourtant Thomas se tient à l'entrée du monde qui est encore aujourd'hui le nôtre, d'un monde qui est profane et non plus marqué d'une sacralité immédiatement donnée. Si Thomas est en philosophe et en théologien le grand théoricien d'un ordre englobant, dans lequel tout ce qui est authentiquement réel est reconnu mais trouve également sa juste place dans ce grand ordre, il est d'abord et finalement le théologien qui a reconnu l'indépendance de la philosophie, contre son entourage pieusement conservateur, le théologien pour qui Dieu n'est pas un moment particulier, même le plus élevé, à l'intérieur du monde, mais agit dans le monde à travers des causes secondes, à travers des réalités et des forces qui appartiennent à ce monde qui se tient par lui-même. Thomas se trouve ainsi au début de ce processus de réflexion théologique dans lequel la foi chrétienne reconnaît au monde son autonomie et sa responsabilité propre. Aussi statique - et pour nous difficile à accepter - que soit sa synthèse dans laquelle ce monde autonome et profane est néanmoins inscrit dans l'ordre du Dieu révélé et sauveur, Thomas se situe néanmoins, avec le scotisme et le nominalisme, dans la phase initiale d'une période de l'histoire de la pensée qui s'étend de la période précédente jusqu'au Moyen Age tardif, et qui peut être considérée comme le début des temps qui sont encore aujourd'hui les nôtres.

Si, par exemple, nous vivant aujourd'hui à l'âge de la rationalité et de l'a-théisme méthodologique de l'empirisme scientifique, nous comprenons Dieu, théologiquement : création et grâce, non plus comme Celui qui agit ponctuellement du dehors sur le monde, mais comme l'Incompréhensible infini et comme le futur absolu, qui s'est depuis toujours in-stitué comme l'ultime entéléchie du monde et qui porte le mouvement de l'intérieur, alors nous ne devons pas nous sentir éloignés de Thomas ; en même temps, nous pouvons trouver en lui une consolante attestation de ce qu'en dernière instance ce qui fait la particularité de notre temps procède de l'esprit du christianisme, et que malgré toutes les hostilités particulières, trop souvent mal entretenues de part et d'autre, il ne s'agit pas d'une révolte contre le christianisme, mais de ce que cela a été reçu, reconnu et accepté, du moins dans ses prémisses, par celui que l'Eglise a proclamé "doctor communis", bien que beaucoup de choses qu'il a dites, simplement et tranquillement, devraient, dans l'Eglise, paraître révolutionnaire à un conservatisme inquiet, si seulement elles étaient prises au sérieux.

Comme on l'a dit au départ, si l'on veut pratiquer correctement la théologie on a besoin non seulement de grandes théologies mais de grands théologiens avec qui on puisse méditer sur l'indicible. Je ne crois pas que l'on va de si tôt assister à une renaissance spectaculaire de Thomas. Et pourtant j'espère que la théologie ne cessera pas de s'enrichir d'esprits indépendants, c'est-à-dire d'esprits qui auront aussi le courage de ne pas être modernes, de se plier à la dure école d'un grand Maître, de ne pas trouver ennuyeux ce qui ne peut être acquis que patiemment et avec peine. Si l'Eglise et sa théologie peuvent attirer de tels esprits, alors Thomas d'Aquin conservera toujours des disciples et en trouvera de nouveaux. Car il a, aujourd'hui encore, quelque chose à nous dire. Une part de la mémoire du Christ dans son Eglise, libératrice et immunisante contre les engouements des simples modernismes, se trouve conservé chez Thomas.
* * *

Karl Rahner, "Bekentnis zu Thomas von Aquin", in : Karl Rahner, Schriften zur Theologie, Bd. X, Zürich Einsiedeln Köln, 1972, p. 11-20.
                                                                                                          
©  Traduction: Philibert Secretan
                                                                                                                 www.thomisme.fr       
(5) On trouve un aperçu global sur la question chez J. Splett, in : Sacramentum Mundi I, Freiburg 1967, col. 189-191 ; cf. sur Thomas, J.B. Metz, Christliche Anthropozentrik, München, 1962, et les discussions qui s'y rattachent : H. Meyer, Zur christlichen Anthropozentrik, in : ThRv 61 (1965) 9- 12 et encore une fois J.B. Metz : Christliche Anthropozentrik, ibid., p. 13-16.
NOTES
(6) On trouve un bon aperçu chez J. B. Metz, Politische Theologie, in : Sacramentum Mundi III, Freiburg 1969, col. 1231-1240 ; cf. la bibliographie attenante.
(7) Cf. Ds (34) 3601-3624, Décret de la Congrégation des études, du 27 juillet 1914.